Manichéisme
Un (excellent!!!) récent billet de P'tit rien en fin de semaine m'a fait réfléchir... Comme elle publie (Ô Joie!) à une véritable fréquence de blogue alors que moi je pense à la vitesse de l'escargot comateux carburant aux valiums, j'ai opté pour publier ici ma réflexion, dans mon anti-blogue, deux jour plus tard.
J' ai décidé il y a quelques années de ne pas séparer le monde en gentils et méchants (il y a tout plein d'autres nomenclatures possibles: bien et mal, noir et blanc, sauvés et damnés, anges et démons, etc.). Au lieu, je tente de regarder toutes les personnes que je croises comme étant des êtres humains qui, comme moi, tentent d'éviter de souffrir et d'être heureux.
Malheureusement, on n'a pas appris à l'école comment éviter de souffrir et comment être heureux - alors on essais par tout plein de moyens, souvent très maladroits, d'y arriver.
Certains pensent que le pouvoir sur les autres, ou l'argent, va les empêcher de souffrir, ils pensent même que de faire mal aux autres est une forme de coup préventif pour empêcher autrui de leur faire du mal... Ils ne réalisent pas que les autres, c'est aussi eux. Quand on fait mal aux autres, on fini toujours par se faire mal à soi-même. C'est inexorable.
Quelquefois, ils ne savent tout simplement pas qu'ils nous font du mal tant leur quête de bonheur les rend égoïstes et aveugles aux autres... Ils ne savent pas que le bonheur ne peut passer que par les autres. Un bonheur seul dans une mer de souffrance n'est pas complet.
Oui, il arrive aussi à certains de prendre plaisir à faire du mal aux autres. Mais ceux-ci confondent plaisir et bonheur, et quand ils feront l'amère découverte de la différence entre ces deux concepts, le prix de leurs erreurs sera suffisamment grand sans que j'y mette un surplus. Alors j'essaies de ne pas le faire.
Je crois que la meilleure position de l'âme que j'ai pu prendre à date est ce regard envers les autres, même envers ceux qui me font du mal, consciemment ou non. Cette position me permet de mieux comprendre et me rend moins vulnérable émotivement aux attaques des autres.
N'allez surtout pas croire que j'applique ceci avec succès à l'ensemble de ma vie. Mais j'essaies, tant bien que mal. Et quand je réussis, c'est tellement plus facile...


14 commentaires:
Merci de ce billet, qui vient bien compléter le mien avec ta vision (que j'adore) des humains.
La partie marquante ''ils méprennent bonheur et plaisir'', vient toucher à l'essence de mon billet; Oui, des gens prennent Plaisir à blesser. Mais en sont-ils Heureux?
Nous ne répondrons jamais à cette question, et puis bon, c'est ok. Mais j'aime la façon dont tu l'approche.
J'irai un jour vers la facilité et essaierai d'arrêter de comprendre ce qui est incompréhensible, peut-être. Ou sinon, peut-être m'apprendras-tu à voir cela comme toi?
Merci de ce billet, je me suis délectée! xoxox
La méchanceté par pur plaisir est rare, elle relève souvent d'une psychose ou autre trouble psychique, à mon humble avis.
La méchanceté nait plutôt d'un malaise, d'un inconfort, d'une peine, d'une insécurité, d'une souffrance.
Les enfants sont plus francs dans leur méchanceté, plus directs et on y perçoit toute la souffrance, le dépit, l'incompréhension face à l'injustice de la société. Les adultes sont plus raffinés et sophistiqués, leur mal est plus enfoui.
C'était mon opinion sur le sujet.
Je ne crois ni aux anges ni aux démons même si j'essaie, moi aussi, de faire de mon mieux pour ne pas faire mal (sauf aux araignées auxquelles je suis allergique (pour une de mes phobies, lire mon commentaire sur le billet de p'tit rien (la mal nommée))).
Comme dans la quête scientifique, il y a le plus souvent une logique derrière le comportement de nos frères humains.
le bon gars
J'essaye de regarder le monde de la politique avec ses clans et j'ai bien de la difficulté à ne pas voir des bons et des méchants, puisque le système semble basé sur la confrontation des idéologies et non sur la construction de quelque chose de mieux.
Pour ce qui est des individus, il est plus facile, en les prenant pour se qu'ils sont à la base, des humains!, d'avoir un regard empathique.
C'est bien ça que j'aime avec les rapports virtuels, ils représentent pour moi un défoulement social sans l'implication physique, trop prenante émotionnellement.
Ce qui est bien pour un gars qui n'a pas de mémoire comme moi c'est que je ne rappele plus ce qu'est le malheur alors c'est peut-être la mémoire que tu dois travailler mais dans l'autre sens!
Beau billet l'ami
Psss, elle a un bel oeil p'tit rien!
Bize
Une des plus belles décisions que j'ai prise il y a quelques semaines c'est d'être heureuse tout simplement. Ça ne m'enlève rien face aux gens qui souffrent, je suis capable de les entendrent, de les aimer et ça ne changera pas. Mais, j'ai comme P'tit Rien longtemps cherché à comprendre le pourquoi de leurs agissements, mais en fait, la vrai réalité que j'avais à faire face, c'était d'identifier mes vrais besoins à moi et de là être en mesure d'effectuer mes demandes afin d'arriver à les combler. Après cette étape de franchie, lâcher prise et faire confiance. Et tu sais quoi? Ça marche. Tranquillement sans que j'ai à faire quoi que ce soit, tout viens à moi comme par magie, la loi de l'attraction tu me diras sûrement et évidemment on pourra en rejaser... Bon je m'égare, là où je voulais en venir c'est que même avec l'entourage ça fonctionne... Je pense du bon et je récolte du bon, en d'autre mot, les gens que je côtoyais et qui me faisais du mal (quand je les attiraient à moi...) se sont tassés, ne m'appelle plus et je n'ai rien eu à faire pour provoquer celà... Gros câlins Mazzaroth
Suite à mon commentaire, j'ai oublié un bout..."Mais, j'ai comme P'tit Rien longtemps cherché à comprendre le pourquoi de leurs agissements" ceux qui me font du mal...
Je pense que la plupart des gens n'ont pas saisi que le bonheur n'est nul part, sinon, en soi. Chercher le bonheur est une grande perte d'énergie et de temps. Il faut juste le laisser jaillir de soi.
Un jour, j'ai lu une phrase qui m'a permit de comprendre bien des choses : il n'y a pas de méchants, mais que des souffrants. Une personne qui sait où est "son" bonheur n'a pas besoin de faire du mal. Par contre, si elle souffre, c'est qu'elle a perdu son ancrage. Et malgré nos peines, nos déceptions et nos peur, "notre" bonheur ne peut jamais nous lâcher, c'est plutôt le contraire qui arrive...
Moi, je l'affirme haut et fort : JE SUIS HEUREUX !
Stéphane XX...
P.S. Merci pour ce texte !
Je vais rajouter un petit quelque chose, juste pour alimenter ce débat que j'aime bien;
Pourquoi quand moi (ou plein d'autres gens en fait) souffrent et sont malheureux, nous ne faisons pas suer, ni ne blessons les autres alors?
Je n'aime pas faire subir mes malheurs aux autres, et encore moins leur faire mal, question de projetter ma colère et ma douleur sur quelqu'un d'autre. Je la vie, comme je vie mes bonheur: Par moi-même.
Me suivez-vous?
P'tit rien, je ne sais si ton malheur fait suer les autres mais je sais que mon bonheur encourage certain à choisir également le bon coté des choses. Par-contre d'autres sentent la pente trop difficile à monter et le bonheur des autres ne fait que les enfoncer d'avantage... malheureusement. Pour ma part, si je vois une personne attristée, je ne peux que tenter de diminuer son mal. Comment pourrais-je faire autrement? Triste? Lisez:''Lisez pas ça'' sur mon site...
Bize
Mazz, toi qui aime la montagne: http://faceauvent.canalblog.com/
Bize
Daniel; Exactement ce que je fais aussi. Si quelqu'un est triste, ne se sens pas bien, je veux aider, pas le lui nuire.
De plus, j'aime aider les gens. Ça me fait sentir bien!
Merci de ta vision, j'apprécie!! xox
Cela mérite un porto!!!!
Bize
Daniel; Merci! Mais..je n'aime pas le porto :-S
Un café Bailey's me plait parcontre! :-) Au plaisir!!
Enregistrer un commentaire